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L’import-export : comment relever les défis du commerce international

11 janv. 2022

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Les marchés nationaux offrent de nombreuses possibilités de croissance, mais dans notre monde mondialisé d'aujourd'hui, les entreprises ont étendu leurs frontières au-delà des nations. Il y a plusieurs types de commerce international (dont le commerce inter-entreprises, le commerce intra-industrie, le commerce intra-entreprise, le commerce inter-industrie) et ils impliquent tous un part d'importation et d'exportation. Des matières premières aux produits manufacturés et aux biens immatériels comme les télécommunications, les services financiers et le tourisme, le commerce a lieu tous les jours. Depuis les années 1970, la valeur des exportations mondiales du commerce de marchandises a augmenté de façon exponentielle, atteignant 19 000 milliards de dollars en 2019. Alors qu'il est difficile de faire des prévisions dans la situation actuelle du COVID-19 et malgré un recul en 2020, les exportations mondiales de marchandises devraient augmenter de 8% en 2021.

Au-délà du commerce à l’échelle nationale, le commerce international peut changer la donne, offrant d'immenses opportunités d'expansion et de croissance. La tâche peut cependant s'avérer ardue et négocier sur la scène internationale n'est pas une mince affaire. Lorsqu'il s'agit de commerce international, de nombreux éléments doivent être pris en compte, notamment les stratégies d'exportation, les risques de la chaîne d'approvisionnement, les paiements internationaux, sans parler de la gestion des aspects juridiques et de ceux liés au transport.

Que faut-il considérer lors de l'importation et de l'exportation de biens et de services à l'échelle internationale ? Comment les entreprises peuvent-elles optimiser leur processus pour accentuer leur avantage concurrentiel ? Ce guide du commerce international vise à offrir un aperçu complet des pièges à éviter lors de transactions de commerce international.

 

 

I. Les défis de l'import-export

II. Lois et règlements

Règles et restrictions du commerce international

Conformité aux réglementations commerciales

III. La chaîne d’approvisionnement

Distribution

Expédition

Entreposage

IV. Traitement des paiements internationaux

V. Et après ?

 

I. Les défis de l'import-export

Dans l'économie mondialisée d'aujourd'hui, pratiquement tous les pays participent au commerce international. Les activités d'exportation et d'importation influencent l'économie d'un pays de plusieurs manières. Taux de change, inflation et taux d'intérêt sont tous impactés par l'équilibre entre les importations et les exportations d'un pays. Alors que des niveaux élevés d'importation indiquent une demande intérieure saine et une économie en croissance, des niveaux élevés d'exportations stimulent l'emploi et un flux de capitaux dans le pays qui entraîne une augmentation des dépenses de consommation. Le maintien d'un bon équilibre entre les importations et les exportations contribue à assurer une économie saine et stable.

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Les pays ont tendance à importer des biens qu'ils ne peuvent tout simplement pas produire et des biens qui peuvent être produits à moindre coût ailleurs. Cela leur permet de concentrer leurs compétences sur les biens et services qu'ils produisent le mieux, un concept appelé avantage comparatif. En 2020, les États-Unis étaient le premier pays importateur mondial en valeur, en important des biens allant des machines, des produits de base, au matériel médical et aux biens de consommation. En déléguant ces productions et en les important de pays étrangers, les États-Unis peuvent concentrer leurs efforts sur d'autres domaines et ils ouvrent la voie à des exportations telles que les services financiers, les technologies de pointe, la propriété intellectuelle et le divertissement.

L'expansion internationale offre à une entreprise la perspective d'atteindre de nouveaux marchés, d'enregistrer des bénéfices plus élevés et de générer une plus grande visibilité. Les exportations contribuent à bâtir une image d'entreprise fiable et réputée, à promouvoir l'industrie d'un pays auprès du public importateur et à participer à la croissance économique d'un pays. Il y a plusieurs façons d'aborder l'exportation y compris directement (l'entreprise vend ses produits ou services) et indirectement (l'entreprise s'appuie sur un intermédiaire qui est chargé de vendre les produits ou services sur le marché étranger). Les méthodes et canaux sélectionnés doivent s'inscrire dans une stratégie claire pour réussir, c'est pourquoi la première étape vers l'internationalisation vise à développer une solide stratégie d'exportation.


Alors que l'expansion du commerce, associée à la mondialisation et à la numérisation, peut apporter de nombreuses nouvelles opportunités pour les grandes et les petites entreprises, les activités d'importation et d'exportation sont également semées de défis. Les petites et moyennes entreprises en particulier ont tendance à être moins capables de faire face à de tels obstacles. Qu'il s'agisse de savoir comment entrer en relation avec des partenaires étrangers et tisser des liens solides, ou de gérer les paiements internationaux et d'avoir le temps et les ressources nécessaires pour comprendre les lois et réglementations d'autres pays, les PME sont confrontées à un éventail de défis qui relèvent de trois catégories principales :

Parce que chaque PME est différente et unique, il n'existe pas de modèle unique pour relever ces défis. Un bon point de départ consiste à comprendre les problèmes les plus courants rencontrés lors de l'importation et de l'exportation. Le recours à une assistance spécialisée peut aider les entreprises à évaluer leurs besoins ainsi que les axes d'amélioration spécifiques à leur activité et à leur industrie afin d'atteindre de nouveaux sommets et de prospérer.

 
II. Lois et règlements

Bien que les petites et moyennes entreprises soient toutes différentes et uniques, elles doivent sans exception se conformer à un ensemble de lois et de règlements communs à tous. Les entreprises engagées dans le commerce mondial doivent être conscientes du cadre juridique et réglementaire qui existe pour les importations et les exportations. Le commerce international s’est complexifié avec le temps et aujourd'hui, environ 70 % du commerce concerne des chaînes de valeur mondiales (CVM) ce qui signifie que les matières premières, les pièces, les composants et les services traversent les frontières plusieurs fois avant d'être incorporés dans les produits finaux. 

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Règles et restrictions du commerce international

Pour fixer des principes et des directives, des accords commerciaux sont conclus et se déclinent à trois niveaux : multilatéral, bilatéral et unilatéral. En tant qu'organisme dédié chargé de réguler le commerce international, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) régit le commerce international. Par le biais d'accords multilatéraux, l'organisation définit les principes directeurs à respecter en matière d'échange de biens, de services et de propriété intellectuelle, ainsi que les procédures à suivre pour régler les différends.

À un deuxième niveau, les accords régionaux sont signés par des groupes de pays généralement organisés par zone géographique pour régir les échanges entre eux. Destinés à faciliter la croissance et le développement du commerce entre les pays, les accords commerciaux à ce niveau peuvent être multilatéraux ou bilatéraux et assurer la sécurité des importateurs, des exportateurs et des investisseurs dans tous les pays concernés. Les arrangements régionaux sont de toutes formes et de toutes tailles. Si la plupart semblent satisfaire facilement toutes les parties, d'autres peuvent s'avérer plus compliqués à mettre en œuvre. L'un de ces accords est le Partenariat transpacifique. Il a vu partir un grand État membre (les États-Unis) et est en pourparlers pour en accepter un nouveau : le Royaume-Uni. En parlant du Royaume-Uni, l'histoire a montré que les accords peuvent également être rompus. Après le Brexit, le Royaume-Uni s'est officiellement retiré de l'Union européenne et des accords commerciaux qui régissent les 27 États membres pour signer un nouvel accord bilatéral : Accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni (TCA).

Enfin, à un troisième niveau, les pays peuvent imposer des accords commerciaux unilatéraux. Ces préférences commerciales unilatérales imposées par un pays à d'autres se présentent généralement sous la forme de barrières commerciales. Les barrières commerciales, qui visent principalement à protéger les industries nationales en utilisant divers moyens pour rendre les produits importés moins attractifs que les produits nationaux, peuvent prendre diverses formes :

  • Dévaluation de la monnaie
  • Embargo
  • Licences d'exportation
  • Licences d'importation
  • Quotas d'importation
  • Exigences relatives au contenu local
  • Barrières non tarifaires au commerce
  • Subventions
  • Tarifs
  • Restrictions commerciales
  • Restrictions volontaires à l'exportation

Conformité aux réglementations commerciales

Les barrières commerciales, sous toutes leurs formes, peuvent avoir des impacts positifs et négatifs sur les entreprises, rendant plus ou moins difficile le commerce transfrontalier. Les gouvernements se sont efforcés de réduire les obstacles au cours des dernières décennies, mais la complexité des procédures réglementaires entraîne toujours des complications. Pour les PME qui disposent de moins de ressources que les entreprises multinationales, appréhender l'environnement réglementaire et savoir respecter les normes peut être particulièrement chronophage. En fait, 38 % des PME ayant une présence numérique ont mentionné que des réglementations différentes dans d'autres pays étaient un défi majeur pour exporter.

Les entreprises intéressées à s'engager dans le commerce international doivent prendre le temps d'aborder les questions réglementaires clés avant même de se lancer. Quelles sont les exigences de conformité spécifiques d'un pays donné pour l'importation et l'exportation ? Y a-t-il des droits de douane à payer ou une protection supplémentaire de la propriété intellectuelle à rechercher ? Y a-t-il des numéros d'enregistrement et d'identification à demander comme des numéros européens EORI ou la T.V.A. ou le numéro ECCN aux États-Unis ? Quand est-il nécessaire d'avoir une licence d'exportation ? Voici quelques-unes des questions que les entreprises qui envisagent d'élargir leurs perspectives devraient se poser.

Une fois qu'elles ont établi une présence internationale, les entreprises ne devraient pas négliger l'importance de se tenir au courant des politiques économiques nationales et de la politique internationale. Les gouvernements ajustent régulièrement leurs politiques économiques et ces ajustements ont un impact direct sur les entreprises par le biais des impôts, des taux d'intérêt, des taux de change et des dépenses publiques. De même, les accords entre pays peuvent être suspendus, voire résiliés en cas de litiges pouvant entraîner des complications et des réajustements coûteux pour les entreprises. Recourir à une assistance spécialisée peut aider à garder une longueur d'avance et à éviter des procédures administratives lourdes qui impactent les bénéfices nets, et demandent du temps et des efforts qui pourraient être autrement dépensés.


Au-delà des réglementations commerciales, il existe d'autres risques réglementaires et des mesures de conformité que les entreprises en expansion devraient aborder. La corruption, la gouvernance environnementale, sociale et d'entreprise, la fraude financière et la cybersécurité sont des préoccupations majeures pour toutes les entreprises, en particulier celles qui s'appuient sur des partenaires étrangers. Après tout, les entreprises peuvent s'efforcer de respecter les réglementations et les règles, mais leurs partenaires et fournisseurs le font-ils également ? Trouver le bon fournisseur parmi la multitude d'options qui existent aujourd’hui peut être écrasant, mais le choix d'un fournisseur se doit d'être une décision stratégique importante. Un bon partenaire commercial peut contribuer grandement à aider une entreprise à respecter les normes réglementaires, à stimuler la demande des clients et à bâtir une solide réputation de marque.

 
III. La chaîne d’approvisionnement

La livraison de biens et de services du point A au point B (et parfois aux points C, D et E) repose sur un vaste réseau d'acteurs. La chaîne d'approvisionnement relie efficacement le fournisseur du fournisseur au client du client et comprend les différentes étapes et flux logistiques impliqués directement ou indirectement dans l'acheminement des produits et services vers leurs clients. L'approvisionnement, la planification et la distribution sont les trois principaux éléments de la chaîne.

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Dans l'économie fortement mondialisée d’aujourd’hui, l'importation et l'exportation de marchandises peuvent être une affaire délicate. Certaines entreprises disposent de professionnels de l'import/export dédiés, qualifiés pour naviguer dans les tenants et aboutissants complexes d'une chaîne d'approvisionnement, tandis que d'autres sous-traitent la tâche à des prestataires logistiques tiers. Adopter une stratégie claire de gestion de la chaîne d'approvisionnement est essentiel pour rationaliser le processus aussi efficacement que possible. Cela repose sur une bonne gestion des grands flux de la chaîne. Au mieux, une bonne stratégie de gestion de la chaîne d'approvisionnement peut aider les entreprises à économiser de l'argent, garantir la satisfaction des clients et consolider leur position sur le marché. En fait, 57 % des entreprises pensent qu'une bonne gestion de la chaîne d'approvisionnement peut leur donner un avantage concurrentiel. Au pire, une mauvaise gestion de la chaîne d'approvisionnement peut gravement nuire à une entreprise et même mettre fin à celle-ci. Comme chaque acteur est intimement lié à un autre, un rouage cassé peut rapidement avoir un effet domino. En fait, selon une enquête de 2018, le plus grand défi de la chaîne d'approvisionnement est d'assurer sa transparence et sa visibilité. C'est pourquoi il est essentiel de pouvoir identifier et atténuer les différents risques d'une chaîne d'approvisionnement pour toutes les entreprises opérant à l'international qui ne veulent pas être prises au dépourvu.

Les chaînes d'approvisionnement très complexes et internationales offrent de nombreux avantages à une grande variété de parties prenantes. Pourtant, leur complexité les rend également vulnérables à des interruptions d'activité. Parfois, même avec toute la préparation et l'expérience du monde, certaines perturbations ne peuvent tout simplement pas être prévenues. Après tout, il n'est pas toujours possible d'anticiper toute l'ampleur des catastrophes naturelles, des bouleversements politiques et d'autres cas de force majeure. La pandémie de COVID-19 en est un parfait exemple. Les opérations de la chaîne d'approvisionnement dans le monde ont été perturbées par la pandémie comme jamais auparavant et les effets ont poussé les entreprises à s'adapter. En rendant leurs chaînes d'approvisionnement plus résilientes, collaboratives et en réseau, les entreprises façonnent le la chaîne d'approvisionnement du futur. Comme d'éventuelles perturbations peuvent survenir à n'importe quel stade de la chaîne d'approvisionnement, les risques liés aux activités de transport et de logistique doivent être pris en compte par les entreprises souhaitant se développer et grandir à l’international. Il est crucial pour les entreprises internationales de bien planifier et de savoir comment identifier les grands risques du commerce international. Après tout, la première étape de la gestion des risques est l'identification des risques. L'établissement d'un plan stratégique de gestion des risques peut aider à trouver les bons partenaires de transport et à assurer le transit des marchandises jusqu'à leur destination sans tracas.

Entre les barrières linguistiques et culturelles, et les restrictions et exigences commerciales, travailler avec des fournisseurs étrangers peut être une affaire délicate. En suivant quelques meilleures pratiques visant à favoriser une relation fournisseur solide, les entreprises peuvent atténuer les risques d'achat, s'appuyer sur une chaîne d'approvisionnement ininterrompue et atteindre leurs KPI. Dans la quête d'une expansion internationale réussie, trouver le bon fournisseur est essentiel pour permettre à l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement de fonctionner correctement. Dans chaque rouage du parcours de la chaîne de fournisseurs lié par un distributeur, choisir la bonne méthode de distribution est le prochain défi.

Distribution

Livrer les marchandises au bon endroit et au bon moment est un défi auquel toutes les entreprises internationales sont confrontées. Indépendamment de ce qui est transporté et des frontières franchies, l'établissement d'un réseau de distribution solide est essentiel pour rester rentable et créer une expérience d'expédition prévisible pour toutes les parties impliquées, du fabricant jusqu'à l'acheteur final. Accéder à de nouveaux marchés et viser à y offrir la meilleure expérience client tout en garantissant des transactions prévisibles nécessite un savoir-faire. La simple identification d'un partenaire de transport n'est pas suffisante pour assurer un bon positionnement du produit et un retour sur investissement. Bien qu'il existe de nombreuses options de distribution mondiales prêtes à l'emploi, le choix du canal de distribution qui correspond à l'entreprise commence par une compréhension de la clientèle. Trouver le bon modèle de distribution, qu'il soit basé sur une approche centralisée ou décentralisée, contribuera à renforcer l'image de marque et à impacter le succès à long terme d'une entreprise.

Expédition

Dans le monde de la logistique, il existe 4 différentes catégories de services d'expédition de fret et d'innombrables prestataires. Identifier ceux qui correspondent le mieux aux besoins d'une entreprise est un facteur clé dans l'établissement du modèle de distribution. Quelque 11 milliards de tonnes de marchandises sont expédiées dans le monde chaque année , faisant du fret maritime l'un des modes de transport les plus utilisés. Pourtant, avec une demande mondiale qui n'a jamais été aussi forte, le secteur est soumis à une pression importante. Il y a beaucoup de défis liés au fret maritime et les plus touchées sont généralement les petites et moyennes entreprises. Les PME qui savent comment anticiper et surmonter ces défis amélioreront leurs chances de maintenir des marges bénéficiaires saines et de mener à bien leurs opérations d'import/export. Les frais d'expédition mondiaux augmentent chaque année. Bien qu'ils aient considérablement augmenté depuis le début de la pandémie de la COVID-19, il y a plusieurs raisons pour lesquelles ils continueront d’augmenter. Lutter pour suivre le rythme de ces coûts peut avoir des conséquences sur le prix d'un produit fini et les marges bénéficiaires d'une entreprise. Suivre de près les développements, garder une longueur d'avance sur les tendances et rechercher des alternatives peuvent faire toute la différence. L'optimisation des coûts de transport, qui ont tendance à représenter une part importante du prix final d'un produit, est souvent négligée par les entreprises, mais que la chaîne d'approvisionnement d'une entreprise soit simple ou complexe, trouver les meilleurs tarifs d'expédition de fret peut aider à réduire ces coûts.

Entreposage

Dans certains cas, le recours à des entrepôts internationaux peut être un moyen efficace de réduire les coûts et les délais d'expédition tout en conservant un avantage concurrentiel. Avoir le contrôle total des stocks et des expéditions peut impliquer un fonds de roulement plus disponible et un flux de trésorerie plus élevé. En fait, il existe trois modèles courants de contrôle des stocks que la plupart des entreprises adoptent pour s'assurer une vision claire de la manière de gérer les stocks afin de réduire les dépenses opérationnelles et les coûts de stockage et, in fine, d'économiser de l'argent. Les petites et moyennes entreprises peuvent tirer des avantages considérables de l'utilisation de systèmes de gestion des stocks pour rester organisées et éviter les maux de tête. Savoir adopter la bonne solution d'entreposage dans un pays étranger demande des compétences et du temps. Choisir le bon emplacement, surmonter les barrières linguistiques et culturelles, gérer les coûts et les réglementations locales ainsi qu'avoir une connaissance de base des procédures d'entreposage peut dissuader les entreprises d'opter pour des solutions d'entreposage internationales. En conséquence, certains préfèrent s'associer à une société de logistique tierce (3PL) pour optimiser leur chaîne d'approvisionnement.

Des divers moyens de transport aux canaux de distribution et aux solutions de stockage, il existe de multiples possibilités lorsqu’il s’agit de trouver le meilleur moyen de déplacer les marchandises d'un point A à un point B rapidement, efficacement et en toute sécurité. En fin de compte, il n'y a pas de modèle de distribution unique et avec l'évolution des tendances les entreprises en expansion doivent régulièrement réévaluer les facteurs clés pour ajuster leur modèle de distribution afin de garantir une optimisation à long terme. Parmi les divers autres aspects à considérer, les paiements transfrontaliers peuvent également être un problème pour les entreprises opérant à l'international. Une bonne stratégie de paiement peut contribuer à assurer de solides relations avec les différents partenaires de l'écosystème de la chaîne d'approvisionnement. Savoir quelles sont les différentes manières de payer les fournisseurs internationaux est un bon point de départ pour s'attaquer à la question du paiement des fournisseurs.

 

IV. Traitement des paiements internationaux

Entre le paiement des fournisseurs étrangers, les salaires des employés, les services d'entreposage et plus encore, les PME ayant une empreinte internationale doivent envoyer et recevoir régulièrement de l'argent sur des comptes internationaux. Les paiements internationaux, également appelés paiements transfrontaliers, impliquent au moins deux pays différents et plusieurs banques. Si l'activité commerciale et l'environnement commercial influencent le choix des prestataires et des modes de paiement les mieux adaptés à une entreprise donnée, toutes les entreprises doivent tenir compte de plusieurs facteurs lors du transfert de fonds d'un pays à l'autre.

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Avec la montée en flèche du commerce international, les paiements internationaux sont devenus plus faciles, plus rapides et plus sûrs. Cela dit, il est toujours possible de trouver des axes d’amélioration, et notamment sur un point : les paiements internationaux restent chers. Avec divers coûts cachés tels que les frais de conversion de devises, les taux de change défavorables et les frais de transfert, les paiements internationaux peuvent coûter cher à quiconque n'y est pas préparé. La mise en œuvre de bonnes pratiques pour payer à l'étranger peut aider les entreprises d'importation et d'exportation à être plus rentables et efficaces.

De nombreuses entreprises se plaignent des longs délais de transaction et du manque de visibilité en matière de paiements internationaux. Après tout, les paiements internationaux sont par définition plus complexes que les paiements nationaux. Les conversions de devises et les banques intermédiaires entrent en jeu et, par conséquent, le cheminement d'un paiement international de bout en bout n'est pas toujours si simple. Comprendre le processus peut aider les entreprises à développer des stratégies de paiement plus efficaces, telles que l'adoption de paiements en devise locale.

Avec des transactions transfrontalières B2B qui devraient représenter jusqu'à 150 000 milliards de dollars d'ici 2022, la question des paiements internationaux représente un axe de croissance important dans l'import-export. Les multinationales sont généralement bien servies par les grandes banques, mais les PME et les entreprises de taille intermédiaire ne sont pas toujours aussi chanceuses. Elles ont beau représenter 95 % de l'économie mondiale, les PME ont traditionnellement tendance à avoir un accès limité aux services financiers et aux stratégies d'atténuation des risques. Compte tenu des perspectives de croissance du marché, le besoin de solutions de financement et d'options de paiement spécifiquement adaptées au secteur des PME ne peut être négligé. En fait, certains acteurs ont vu cette opportunité et de nombreuses PME se détournent désormais des banques traditionnelles pour trouver des solutions nouvelles et innovantes.

Ces dernières années, un nombre croissant de fintechs sont intervenues, perturbant l'hégémonie des banques traditionnelles et offrant des solutions intelligentes aux problèmes que les banques n'ont pas été en mesure de résoudre. Afin d'encourager l'inclusion financière et d'améliorer l'utilisation et la fourniture de services financiers, les fintechs s'appuient fortement sur l'innovation technologique. En associant finance et technologie, les fintechs visent à stimuler la performance des entreprises et à offrir une alternative plus pratique aux produits financiers traditionnels. Jusqu'à présent, elles se sont concentrés sur la satisfaction des besoins des marchés des paiements P2P et C2B, laissant largement le marché des paiements B2B de côté. Les parties prenantes du secteur ont saisi la valeur de l'adoption du numérique et la croissance exponentielle attendue dans les années à venir, le secteur des paiements transfrontaliers dont la valeur est estimée à des milliers de milliards de dollars est particulièrement mûr pour l'innovation. Cette fenêtre d'opportunité fait du secteur des paiements transfrontaliers B2B un terrain de jeu particulièrement attractif pour les perturbateurs numériques.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une entreprise trouverait un avantage à se tourner vers une solution fintech et éviter quelques complications. L'amélioration des flux de trésorerie, la réduction des dépenses et l'amélioration des opérations globales sont les trois domaines clés sur lesquels les propriétaires d'entreprise se concentrent pour optimiser les performances et gagner en compétitivité. Les fintechs peuvent aider à la fois d'un point de vue financier et d'un point de vue opérationnel. L'accès aux options de paiement, de financement et d'investissement, l'amélioration de la sécurité des paiements et l'amélioration des délais de traitement font partie des principaux avantages des solutions fintech pour optimiser la performance financière et la stratégie de paiement d'une entreprise. En outre, les fintechs accélèrent la digitalisation des processus. En réalité, les outils d'automatisation du flux de travail font partie des dernières innovations de la fintech.

Une étude de la US Bank a révélé qu'une mauvaise gestion des flux de trésorerie fait partie des principaux défis auxquels les petites entreprises sont confrontées et l'une des principales causes d'échec des petites entreprises. En fonction de l'industrie et de l'étape du cycle de vie d'une entreprise, l'éventail des facteurs à prendre en compte diffère, mais pour tous, le résultat final est toujours le même : s'assurer que le résultat net reste dans le noir. La gestion des flux de trésorerie étant une question de synchronisation des entrées et des sorties, les paiements retardés et manquants peuvent avoir de graves conséquences pour une entreprise internationale. Selon une étude de Deloitte, 47 % des fournisseurs déclarent être payés en retard et le problème s'est aggravé depuis le début de la pandémie de COVID-19. Les retards de paiement sont souvent une source de stress financier pour les petites entreprises, entravant les perspectives de croissance et la capacité de préparer des prévisions de trésorerie précises.

Il est essentiel d'apprendre comment faire des prévisions de trésorerie et de protéger de marges bénéficiaires pour éviter les problèmes de trésorerie. Parfois négligée, la protection contre les fluctuations des taux de change à la fois sur les ventes et les achats peut avoir un effet important sur les marges bénéficiaires. Il n'existe peut-être pas de moyen de prévoir des taux de change flexibles et d'éliminer un éventuel risque de change, mais il existe des moyens de minimiser l'impact des fluctuations des taux de change. Le suivi des taux de change en temps réel en fait partie. Traditionnellement réservées aux grandes entreprises qui bénéficient d'une offre de services financiers, les innovations technologiques offrant des taux de change en temps réel deviennent accessibles aux PME. Permettre aux PME d'accéder aux taux de change en temps réel et d'effectuer leurs transactions au bon moment contribue directement à l'amélioration de leurs marges bénéficiaires. En fait, il existe 4 avantages des taux de change en temps réel pour les PME et ETI. Le monde des paiements et du traitement, comme tous les autres aspects qui contribuent à la croissance et à l'épanouissement des entreprises internationales, s'adapte à l'évolution des temps. En suivant les médias spécialisés et en se tenant au courant des principaux développements et innovations dans ce secteur, les propriétaires d'entreprise peuvent mieux se préparer aux imprévus. Inscrivez-vous à la newsletter mensuelle iBanFirst pour recevoir toutes les dernières informations du secteur directement dans votre boîte de réception.

V. Et après ?

Dans un monde en constante évolution, les entreprises doivent avoir le réflexe de réévaluer régulièrement leur situation. Adopter une stratégie d'import/export efficace peut demander du temps et de l'expérience. Des décisions éclairées, et surtout une expertise et une assistance spécialisées contribuent à poser des bases solides, à remettre dans le bon sens les décisions erronées et à optimiser les stratégies existantes.

Compte tenu de la complexité des chaînes d'approvisionnement, il est essentiel de rester au fait du processus. Les réseaux de la chaîne d'approvisionnement ne cessent de croître en taille et en échelle et pour rester compétitifs, il est nécessaire de s'assurer que la chaîne d'approvisionnement continue de fonctionner correctement. Du logiciel de gestion de la chaîne d'approvisionnement (SCMS) aux divers outils et techniques disponibles, il existe de nombreuses façons d'optimiser une chaîne d'approvisionnement. Une optimisation de la chaîne d'approvisionnement de bout en bout cherche à maximiser la valeur et à minimiser les coûts. C'est pourquoi il est crucial de connaître toutes les options et de comprendre ce qui est le mieux pour votre entreprise.

Les objectifs, les modèles commerciaux et les emplacements géographiques influencent tous la stratégie de paiement d'une entreprise, c'est pourquoi il n'y a pas de modèle unique. La définition d'une stratégie de paiement et l'établissement des étapes clés pour la rendre compétitive sont essentiels au succès d'une entreprise. Pour vous aider à optimiser votre stratégie financière et bénéficier d'un accompagnement spécialisé, contactez-nous et nos experts vous présenteront nos services et avantages.

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