Comment les fintech B2B tirent profit de DSP2?

11 septembre 2018

Tout comme la directive européenne DSP1 (pour « Directive sur les services de paiement n°1 ») a créé, il y a neuf ans, les conditions nécessaires à l’émergence de la première génération de fintech en Europe, DSP2 suscite de nouvelles opportunités pour que les fintechs puissent innover et proposer des services et expériences novateurs sur le marché.

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DSP1 a ouvert le marché bancaire aux nouveaux acteurs

DSP1 a mis fin au monopole des banques sur les comptes bancaires et les paiements en les ouvrant à de nouveaux acteurs. Jusqu’à DSP1, seules les banques étaient autorisées à ouvrir des comptes (en banque) et à gérer des paiements. Avec DSP2, de nouveaux fournisseurs de services de paiement ont fait leur apparition, dotés d’un solide ADN technologique et dépourvus de systèmes, process et organisations héritées du passé. D’où une meilleure expérience utilisateur et des prix plus bas.

DSP1 a créé un espace qui a permis à des sociétés comme AdyenMangopay et Treezor  d’exister. Encore plus intéressant, ces fintech ont ensuite construit des blocs pour les marchés, des services de paiements P2P et d’autres fintech. Vestiaire Collective utilise Adyen pour gérer en toute sécurité les paiements des acheteurs et les indemnités versées aux vendeurs, Leetchi utilise Mangopay afin de collecter des fonds pour des cadeaux ou des œuvres caritatives, et Qonto se sert de Treezor pour concevoir une néo-banque à destination des PME.

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DSP2 va plus loin que DSP1

DSP2 introduit deux nouvelles licences de tiers fournisseurs de services :

  • 🏦 AISP (pour « Account Information Service Provider ») qui permet aux clients de synchroniser et de consulter leurs comptes bancaires depuis des plateformes de services externes
  • 💸 PISP (pour « Payment Initiation Service Provider ») qui autorise les clients à initier des paiements à partir de plateformes de services externes

Les licences AISP et PISP vont permettre à de nouveaux acteurs de concevoir de nouveaux services.

 

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Comment, chez iBanFirst, nous pensons tirer parti de DSP2

iBanFirst est la toute première fintech à avoir obtenu les licences AISP et PISP en Belgique, là où est installé notre siège. Nous travaillons d’arrache-pied pour intégrer les fonctionnalités AISP – et PISP – à nos produits, en commençant par :

  1. 🏦La synchronisation de compte – Les clients pourront synchroniser et visualiser tous leurs comptes bancaires depuis leur plateforme iBanFirst.
  2. 💸 L’initiation de paiement – Les clients pourront approvisionner leurs comptes iBanFirst directement depuis la plateforme iBanFirst au lieu d’avoir à se connecter sur leur espace bancaire. Quand il réalisera un paiement international depuis sa plateforme iBanFirst, notre client pourra donc choisir son compte BNP Paribas comme compte débiteur. Sans qu’il n’ait rien à faire, nous effectuerons alors trois transactions : (1) un paiement depuis son compte BNP Paribas vers son compte iBanFirst en EUR, grâce à notre licence PISP, (2) une opération de change consistant à vendre des EUR contre l’achat de USD, et (3) un paiement depuis son compte iBanFirst en USD à destination du compte en USD du bénéficiaire… Le tout en un seul clic !
  3. 💣 L’analyse des frais bancaires – Les clients pourront consulter et analyser leurs relevés bancaires de façon à calculer les frais de change et de paiement facturés par leurs banques.

Avec DSP2, nous serons en mesure de développer et d’offrir à nos clients une nouvelle expérience utilisateur, tout en leur permettant d’économiser au passage encore plus de temps et d’argent. DSP2 a le potentiel pour remodeler complètement le secteur de la banque et des services financiers, ainsi que l’expérience utilisateur. Et nous sommes ravis d’être en première ligne ! 🚀

Article rédigé par Edouard Mandon, Product Manager chez iBanFirst.

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