Romain Grosjean, retour sur nos valeurs communes

15 décembre 2020

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L'entrepreneur vit des moments critiques. Le pilote de Formule 1 se bat contre les éléments lors d'un accident. Le parallèle peut sembler audacieux. Cependant, tous deux réussissent grâce à une équipe, entraînent par la force des choses leurs proches dans l'aventure et doivent faire preuve de résilience.

La semaine dernière, l’équipe d’iBanFirst a eu le plaisir d’assister à une interview exclusive de Romain Grosjean par notre CEO, Pierre-Antoine Dusoulier, qui s’est fait l’écho des questions des collaborateurs, connectés depuis différents pays d’Europe.

À la suite de son accident au Grand Prix de Bahreïn, nous avons été ravis de constater son attitude positive et avons apprécié la sincérité avec laquelle Romain est revenu sur cet événement et a évoqué ses projets à venir.

À cette occasion, nous avions demandé à Nicolas Farmine, journaliste spécialiste du sport automobile, de retracer pour iBanFirst, le parcours de Romain Grosjean et c’est, selon lui, la résilience qui marque le fil rouge du parcours de ce champion :

« Alors que le cirque ambulant de la Formule 1 s’apprêtait à plier son chapiteau pour la dernière fois de la saison, elle était loin de se douter qu’elle libérerait de sa caravane, Romain Grosjean, un pilote qui devint au fil des tours de roue l’une des figures de son histoire moderne. Né d’une mère française et d’un père suisse, celui qui a un jour confié se sentir “suisse mais plus français en tant que sportif” n’a pas à rougir de son palmarès haut en couleur.

« Après que son père lui a acheté un kart pour ses dix ans, le jeune Romain Grosjean s’adjuge le championnat de Suisse de Formule Renault dès sa première participation, puis monte en grade en remportant le championnat de France de Formule Renault 2.0 en 2005, avant de s’attaquer à la concurrence internationale et de collecter les marques d’honneur.

« Viennent alors la Formule 1 et la titularisation chez l’écurie Renault en 2009. Une expérience frustrante, qui ne lui laisse pas l’opportunité de briller aux côtés des Alonso, Hamilton et Vettel. Il retourne alors en GP2, antichambre de la F1. Là où certains annoncent le glas de sa carrière en sport automobile, Romain Grosjean, lui, y voit une opportunité pour rebondir : il remporte le titre GP2 en 2011, et les portes de la Formule s’ouvrent à nouveau à lui.

« Car avec Romain Grosjean, on n’abandonne pas. Pas quand il a fallu revenir en Formule 1. Pas en 2012, quand il est raillé par certains pour ses sorties de pistes. Encore moins récemment, quand il s’est extrait de sa monoplace en feu avec une rage de vivre qu’il nous est rare d’apprécier.

« Non, c’est certain : sans cette résilience, celle qu’on trouve un peu en chacun de nous, il n’y aurait pas eu ces dix podiums ni ces 179 belles courses. Alors, pour ces années, nous te remercions Romain, et te souhaitons bon vent pour la suite de ta carrière. »

Nous sommes fiers d’avoir été le sponsor, ces deux dernières années, d’un champion ayant fait preuve d’une telle résilience tout au long de sa carrière.