Octobre 2020 - Annonces économiques mensuelles

30 septembre 2020

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Prenez connaissance des dernières évolutions du marché des devises et anticipez les risques de fluctuation.
EUR/USD
Haut : 1,1915 / Bas : 1,1630 / Variation : -1,40 %

Pendant plusieurs semaines, la monnaie unique européenne avait évolué dans une fourchette très étroite comprise entre 1,18 et 1,19. C’était sans compter avec les dernières statistiques européennes portant sur l’activité au mois de septembre, qui ont douché les espoirs de ceux qui pensaient que la zone euro renouerait avec la croissance plus rapidement que les États-Unis.
En l’espace de seulement quelques séances, l’appétit au risque s’est fortement dégradé du fait d’indicateurs décevants et d’une recrudescence des cas de coronavirus, conduisant à une baisse de l’euro (EUR). La situation sanitaire fait craindre la mise en place de nouvelles mesures de distanciation sociale qui, irrémédiablement, vont nuire à l’activité économique. On le voit nettement en France. La chute de l’euro sous la borne située à 1,17 est le signal d’un mouvement de consolidation de la monnaie unique qui pourrait conduire à un ralliement de la zone de support située à 1,15 à moyen terme.

EUR/GBP
Haut : 0,9268 / Bas : 0,8906 / Variation : +1,60 %

Le gain le plus élevé de l’euro en septembre a été face à la livre sterling. Même si le coronavirus reste le sujet de préoccupation numéro un, la perspective d’un hard Brexit commence de nouveau à inquiéter les intervenants de marché, ce qui conduit à une baisse marquée de la monnaie britannique. La prochaine échéance à surveiller de près concernant ce dossier épineux est celle du 15 octobre prochain. Il s’agit de la soft deadline fixée par le gouvernement britannique pour trouver un accord de principe. Tout porte à croire que cette date limite ne sera pas respectée. Ajoutons enfin que l’incertitude concernant la suite de la politique monétaire britannique, et les tergiversations concernant la mise en place éventuelle de taux négatifs, ne constituent pas des éléments prompts à rassurer.

EUR/JPY
Haut : 127,04 / Bas : 123,12 / Variation : -2,36 %

La deuxième plus mauvaise performance mensuelle de l’euro a eu lieu face au yen japonais (JPY). Rien de surprenant à cela. La monnaie nippone est particulièrement réceptive à toute résurgence de l’aversion au risque. Ces dernières semaines ont été marquées par une accumulation de facteurs de risque : Brexit, présidentielle américaine qui pourrait être contestée, reprise économique qui faiblit et surtout deuxième vague du coronavirus en Europe. De fait, les intervenants de marché ont cherché à se protéger et se sont repliés sur le yen japonais à défaut d’autre alternative sur le marché des changes. En effet, un repli sur le franc suisse (CHF) est contrecarré par les interventions de la banque centrale helvétique. On peut s’attendre à ce que le mouvement de hausse du yen se poursuive au moins jusqu’à la présidentielle américaine.

EUR/CHF
Haut : 1,0876 / Bas : 1,0762 / Variation : +0,63 %

La paire EUR/CHF reste toujours dans une fourchette de fluctuations étroite du fait des interventions continues de la Banque Nationale Suisse (BNS) sur les changes. Lors de sa dernière réunion, la banque centrale a sans surprise maintenu son principal taux directeur inchangé à -0,75 % et elle a aussi réaffirmé suivre de très près l’évolution du taux de change de la monnaie helvétique, sous-entendant ainsi que les rachats de devises ne vont pas s’arrêter de sitôt. Au contraire, il est fort probable qu’avec les facteurs de risque à l’horizon (notamment l’élection présidentielle américaine et dans une moindre mesure le Brexit), ces rachats s’intensifient à partir de l’automne afin d’éviter une appréciation trop accentuée du franc suisse (CHF).

EUR/CAD
Haut : 1,5654 / Bas : 1,5519 / Variation : -0,04 %

La paire EUR/CAD a évolué dans une fourchette étroite au cours du mois de septembre, d’à peine plus de 100 points. L’évolution du prix du baril de pétrole n’a pas constitué un élément différenciant pour la paire. En outre, la mise en place à la fois en zone euro et au Canada d’une politique monétaire ultra-accommodante, similaire à maints égards, a pour effet de réduire la volatilité sur la paire. En effet, ce qui est moins connu du grand public, c’est que la Banque du Canada (BoC) a suivi l’exemple de la BCE en adoptant une politique de rachats d’actifs pour faire face à la crise. Depuis le mois de mars, la BoC a racheté près de 80 % des obligations souveraines nouvellement émises par le gouvernement canadien et, selon les projections, elle devrait détenir jusqu’à 60 % du stock total d’obligations souveraines canadiennes à fin 2021. C’est un nouvel univers économique et financier qui s’est ouvert avec cette crise.

EUR/AUD
Haut : 1,6204 / Bas : 1,6583 / Variation : +0,41 %

L’euro a été soutenu face au dollar australien par la perspective de nouveaux assouplissements à venir du côté de la Banque de Réserve Australienne (RBA). Lors d’une récente intervention, le gouverneur adjoint Guy Debelle a ouvert la porte à de nouvelles mesures monétaires de soutien à l’économie. Quatre options sont sur la table pour la RBA : la mise en place de taux négatifs, une intervention directe sur les changes (comme le fait la BNS par exemple), une accentuation du programme de rachats d’actifs (aussi appelé QE, pour quantitative easing) ou encore une nouvelle baisse du taux directeur. A priori, l’option privilégiée et, à ce stade, la plus efficace du point de vue économique, serait une augmentation du QE, ce qui mécaniquement induit une baisse du taux de change de la monnaie concernée.

EUR/CNH
Haut : 8,1742 / Bas : 7,9620 / Variation : -2,60 %

Le différentiel d’activité économique entre la zone euro et la Chine reste l’un des marqueurs principaux pour expliquer la baisse de la monnaie unique au cours du mois de septembre. Alors que la zone euro se débattait avec un ralentissement de l’activité en lien avec une recrudescence des cas de coronavirus, la Chine continue sa phase de reprise lente mais solide. Comme c’est systématiquement le cas en période de crise, la reprise chinoise est essentiellement alimentée par la hausse de l’investissement public, qui sert de soupape de sécurité à l’économie. Fait marquant cette fois : la reprise est aussi stimulée par un afflux de capitaux étrangers qui vont sur les actions et les obligations chinoises.

 
Calendrier économique : 
DATE DEVISE ÉVÉNEMENT
 02/10 USD

Rapport sur l’emploi américain. 

07/10  USD  Débat entre les candidats à la vice-présidence. 
14/10  USD

Ouverture du vote par anticipation dans certains États. 

15/10  USD Deuxième débat présidentiel. 
15/10 EUR

   Sommet de l’UE portant notamment sur le Brexit.

22/10 USD

 Ultime débat présidentiel.

24/10 USD

  Ouverture du vote anticipé (en physique) en Floride.

28/10 CAD

  Réunion de la banque centrale.

29/10 EUR

  Réunion de la banque centrale.

 

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