Décembre 2020 - Annonces économiques mensuelles

1 décembre 2020

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Prenez connaissance des dernières évolutions du marché des devises et anticipez les risques de fluctuation, liés à la pandémie de Covid-19, au Brexit et aux Élections présidentielles américaines.
 
EUR/USD
Haut : 1,2000 / Bas : 1,1653 / Variation : +2,78 %

L’appétit au risque qui a marqué le mois de novembre explique la remontée de l’euro qui s’est traduite par une échappée jusqu’au seuil psychologique situé à 1,20 cette semaine. Attention toutefois, la BCE a répété, trop souvent depuis le mois de septembre, surveiller de près l’évolution de l’EUR/USD. Ceci signifie dans le jargon un peu feutré des banquiers centraux qu’elle ne permettra pas une hausse trop importante de la monnaie unique qui pourrait nuire au rétablissement économique européen.

Le mois de décembre qui commence va laisser la place aux banques centrales. La BCE doit annoncer un nouveau bazooka monétaire le 10 décembre. Le consensus anticipe une prolongation de l’actuel programme de rachats d’actifs et également l’introduction de conditions encore plus favorables de refinancement des banques – un outil privilégié par la BCE car il permet d’accroître avec efficacité l’octroi de crédit bancaire aux ménages et aux entreprises.

Du côté de la Réserve fédérale, deux options sont sur la table : soit une augmentation du rachat d’actifs (ou quantitative easing, QE), soit un recours massif aux programmes de soutien à l’économie enclenchés en mars et qui doivent arriver à échéance le 31 décembre prochain. Dans tous les cas, il y a fort à parier que ce seront les banques centrales qui seront le principal moteur d’évolution du marché des changes en décembre, et certainement continuer d’alimenter l’appétit au risque.

 
EUR/GBP
Haut : 0,9066 / Bas : 0,8912 / Variation : -0,78 %

Beaucoup d’indécision de la part des opérateurs du marché des changes du fait des incertitudes pesant sur le Brexit. La nouvelle échéance majeure est désormais le 10 décembre, date du dernier Conseil européen de l’année qui doit notamment évoquer la question des relations commerciales post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni. S’il doit y avoir un accord entre les deux parties avant le 31 décembre 2020, c’est certainement la meilleure date pour qu’il soit validé par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE.

À défaut d’avoir de la visibilité sur le Brexit, on sait déjà que le Royaume-Uni va certainement être l’une des économies développées les plus pénalisées par la pandémie. Selon les projections, le PIB devrait chuter en 2020 de 11,3 %, du jamais vu en 300 ans, et il faudra attendre le quatrième trimestre 2022 pour que le PIB renoue avec son niveau d’avant-crise. Une longue traversée du désert attend le Royaume-Uni, qui pourrait induire une longue phase de dépréciation de la monnaie britannique.

 
EUR/JPY
Haut : 125,13 / Bas : 122,11 / Variation : +2,38 %

Fortes fluctuations de la paire EUR/JPY en novembre, dans une fourchette de plus de 300 pips (points de pourcentage). La myriade de nouvelles qui ont ponctué le mois de novembre, à commencer par la Présidentielle américaine, la remise en place de mesures de confinement dans de nombreux pays, ainsi que les annonces autour des vaccins expliquent en grande partie ce retour de la volatilité.

Du côté de la politique monétaire, la Banque du Japon maintient le cap, avec des rachats d’actifs, voués à perdurer. Depuis le début de l’épidémie, la banque centrale a racheté 75 % de l’ensemble des émissions de dette souveraine du Japon – un record mondial. À noter que l’économie de l’archipel reste encore en phase de convalescence, avec une contraction du PIB qui devrait atteindre -5,5 % sur l’année fiscale allant au mois de mars 2021.

Toutefois, à partir du deuxième trimestre de l’an prochain, l’économie de l’archipel devrait profiter de la relance chinoise et donc renouer certainement plus rapidement avec la croissance que la zone euro.

 
EUR/CHF
Haut : 1,0870 / Bas : 1,0700 / Variation : +1,02 %

L’euro a regagné du terrain en novembre face à la monnaie helvétique, surtout en lien avec l’amélioration des perspectives économiques pour 2021, sous l’effet des annonces encourageantes concernant les vaccins contre la COVID. Ajoutons également que la transition présidentielle aux États-Unis, même si elle induit quelques couacs, se passe plutôt bien. Contrairement aux pires craintes du marché, il n’y a pas eu vraiment d’élection contestée. Cela a permis au marché des changes de renouer avec l’appétit au risque.

Du côté de la Banque Nationale Suisse, la reconduction par le Conseil fédéral de la Confédération helvétique du directoire pour six ans est un signal de continuité dans la conduite de la politique monétaire. Dit autrement, les interventions répétées sur le marché des devises pour limiter la force du franc suisse vont perdurer à l’avenir.

 
EUR/CAD
Haut : 1,5580 / Bas : 1,5409 / Variation : -0,60 %

Évolution en dents de scie pour la paire EUR/CAD au cours du mois de novembre. Sur le moyen terme, le dollar canadien reste soutenu par le très fort rebond des matières premières, notamment en lien avec l’énergie, qui reflète les attentes optimistes des investisseurs concernant les perspectives de croissance en 2021. En variation mensuelle, le Brent a augmenté de plus de 17 % et le WTI de plus de 16 %.

À noter sur le plan intérieur que l’économie canadienne reste également soutenue par les interventions répétées de la banque centrale. À la fin de l’année, on estime que la Banque du Canada devrait détenir près de 56 % du stock total d’obligations souveraines du pays – un montant record qui devrait permettre au Canada de se financer dans des conditions extrêmement favorables pour garantir le retour de la croissance l’an prochain.

 
EUR/AUD
Haut : 1,6632 / Bas : 1,6192 / Variation : -2,64 %

Effondrement de l’euro face au dollar australien en novembre avec une baisse de 2,64 %. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la hausse de la monnaie australienne. Premièrement, les anticipations des opérateurs du marché des changes : l’Australie devrait largement bénéficier de la reprise chinoise à partir de l’an prochain, du fait de relations commerciales étroites.

Deuxièmement, il semble que le maintien d’un biais particulièrement accommodant par la banque centrale australienne (RBA) rassure les opérateurs. Dans le compte-rendu de sa réunion de novembre, la RBA a très clairement indiqué qu’elle va de nouveau soutenir davantage l’économie du pays, vraisemblablement en augmentant son programme de rachats d’actifs.

 
EUR/CNH
Haut : 7,8586 / Bas : 7,7518 / Variation : +0,86 %

Le mois de novembre a été marqué par une phase d’appréciation faible de l’euro pour la paire EUR/CNH (+0,86 %). Cela met un coup d’arrêt à près de trois mois de plongeon de l’euro face au CNH à partir d’août dernier et qui reflétait notamment le différentiel économique entre la zone euro et la Chine.

Ce dernier subsiste évidemment puisque la Chine devrait être la seule grande économie à connaître une croissance positive cette année tandis que la zone euro s’enfonce encore dans une phase de contraction de l’activité au quatrième trimestre. Néanmoins, il semble que les autorités chinoises aient désormais privilégié la stabilité, avec une zone de prix pour l’EUR/CNH, comprise entre 7,75 et 7,85, qui paraît confortable à Pékin.

 
Calendrier économique : 

DATE DEVISE ÉVÉNEMENT
  02/12  USD

Créations d’emplois non agricoles ADP (novembre)

04/12    USD Rapport sur l’emploi américain (novembre)
08/12  EUR

Indice ZEW du sentiment économique en Allemagne (décembre)

 09/12  CAD Réunion de la banque centrale
10/12 USD

La FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) doit étudier la demande d’autorisation d’utilisation en urgence du vaccin trouvé par Pfizer   

10/12 EUR 

Réunion de la BCE

10-11/12 EUR

Sommet européen sur le Brexit

16/12 USD

Réunion de la Fed

17/12 CHF

Réunion de la BNS

18/12 EUR

Indice IFO du climat des affaires en Allemagne

 

 

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